Hymne

Martinique

Hymne national de Martinique
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La Marseillaise

Allons ! Enfants de la Patrie !
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé !
L'étendard sanglant est levé !
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils, nos compagnes.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ?
Ces fers dès longtemps préparés ?
Français ! pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exister;
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Quoi ! des cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! des phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Dieu ! nos mains seraient enchaînées !
Nos fronts sous le joug se ploieraient !
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Tremblez, tyrans et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis !
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix.
Vont enfin recevoir leur prix.
Tout est soldat pour vous combattre.
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux
Contre vous, tous, prêts à se battre.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret, s'armant contre nous !
A regret, s'armant contre nous !
Mais ces despotes sanguinaires !
Mais ces complices de Bouillé !
Tous ces tigres qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté ! Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs !
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux que la Victoire
Accoure à tes mâles accents !
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Peuple français, connais ta gloire;
Couronné par l'Egalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D'avoir conquis la Liberté !
D'avoir conquis la Liberté !
Le Dieu qui lance le tonnerre
Et qui commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la terre.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Nous avons de la tyrannie
Repoussé les derniers efforts ;
De nos climats, elle est bannie ;
Chez les Français les rois sont morts.
Chez les Français les rois sont morts.
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain, partout porté,
Brave des rois la politique.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

La France que l'Europe admire
A reconquis la Liberté
Et chaque citoyen respire
Sous les lois de l'Egalité ;
Sous les lois de l'Egalité ;
Un jour son image chérie
S'étendra sur tout l'univers.
Peuples, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Foulant aux pieds les droits de l'Homme,
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations.
Asservirent les nations.
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans tous les combats
Et le Français n'arme son bras
Que pour détruire l'esclavage.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

Oui ! déjà, d'insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux Sans-Culottes
Par nos armes sont altérés ;
Par nos armes sont altérés ;
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la Liberté
Fera bientôt le tour du monde.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

O vous ! que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans les champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers !
Craignez de flétrir vos lauriers !
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.

Aux armes, citoyens, formez vos bataillons,
Marchons, marchons, qu'un sang impur abreuve nos sillons.

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